Journal de création de La Pire Espèce | Entrevue avec Mathieu Doyon, musicien-bruiteur émérite
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Petit bonhomme en papier carbone © Eugene Holtz

25 Mar Entrevue avec Mathieu Doyon, musicien-bruiteur émérite

– Toi qui as une formation en arts visuels et crées des oeuvres d’art contemporain au sein de Doyon-Rivest, comment es-tu devenu concepteur sonore?
En fait, j’ai commencé à faire de la musique très jeune, bien avant de m’intéresser à l’art. C’est vrai, j’ai une formation en arts visuels, mais je suis un musicien autodidacte et un « bidouilleur ». J’ai toujours eu l’impression que dans mon cas les deux disciplines doivent se côtoyer et qu’elles s’influencent l’une l’autre de manière indirecte. Peut-être que je fais de la musique de manière visuelle?

– Tes nombreuses activités parallèles (photographie, arts visuels, musique, montage, vidéo) dénotent-elles d’une hyperactivité ou d’un attrait pour le gain?
Clairement l’appât du gain. Je lis toujours les rubriques « emplois les plus prometteurs » et je constate que « concepteur sonore en théâtre d’objets » et « artiste en arts visuels » figurent toujours en tête de liste. Ça me réconforte dans mes choix. En plus, choisir c’est renoncer et j’aurais beaucoup de difficultés à cesser l’une ou l’autre de mes activités. En tout cas, c’est pas monotone mon affaire.

– As-tu envie de nous parler de tes influences musicales à l’oeuvre dans Petit bonhomme en papier carbone?
Non. Ok d’accord. Je ne suis pas un grand amateur de blues, mais étonnamment il y a plusieurs pièces que j’ai créées pour Petit Bonhomme en papier carbone qui sont assez proches du blues, soit dans leur structure, soit dans leurs sonorités. Je trouvais que ça servait bien l’esprit bovin du texte de Francis et que ça donnait une certaine « américanité » au spectacle. Quand on le tourne en Europe, ça devient vachement exotique.

– Non seulement, tu as conçu la musique de Petit Bonhomme en papier carbone, mais tu es présent sur scène et crées des ambiances et du bruitage en direct. Quel est l’intérêt de cette performance pour toi?
D’abord, ça permet à mon travail d’évoluer au-delà d’une conception préenregistrée, donc figée. Depuis les premières représentations, beaucoup de petites interventions ont été rajoutées ça et là, qui ont bien servi le rythme du spectacle. Ensuite j’aime bien que l’environnement sonore soit totalement assumé : je suis à deux pas de Francis, bien à la vue des spectateurs. On interagit constamment. On ne fait pas comme si la musique venait de l’au delà. Mais, surtout, ça me rend indispensable. Donc, en tournée, je suis là aussi : je vois du pays et je profite des spécialités locales…

– Nos taupes nous ont informés que tu appréciais particulièrement les calembours et que tu en produisais à volonté. Peux-tu en faire, là, à chaud?
À la chaux? ah non, ça donne un humour tout décrépit…

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